Pays le plus riche du Maghreb en 2026 : l’analyse complète
En 2023, le PIB nominal de l’Algérie a dépassé celui du Maroc, alors que la Tunisie reste loin derrière en valeur absolue. L’écart s’est creusé depuis la remontée des prix des hydrocarbures, resserrant la compétition entre Alger et Rabat pour la première place économique régionale. Les classements internationaux reposent pourtant sur des critères variables, comme le PIB par habitant ou la parité de pouvoir d’achat, qui bouleversent régulièrement la hiérarchie maghrébine. Les projections pour 2026 reflètent une forte incertitude, alimentée par la volatilité des marchés et les choix politiques internes.
Plan de l'article
Panorama économique du Maghreb en 2026 : comprendre les dynamiques régionales
Le Maghreb se distingue nettement au sein de l’Afrique du Nord. L’écart avec les économies d’Afrique subsaharienne saute aux yeux lorsqu’on se penche sur l’Indice de prospérité HelloSafe, référence annuelle qui ausculte la richesse de 186 pays. Ici, impossible de se contenter du seul PIB : la méthodologie s’appuie sur un faisceau d’indicateurs pour saisir la complexité de la croissance régionale.
Pour mieux comprendre sur quels piliers repose la hiérarchie régionale, voici les principaux critères pris en compte :
- PIB par habitant
- Revenu national brut par habitant
- Taux d’épargne nationale brute
- Indice de développement humain (IDH)
- Coefficient de Gini (inégalités de revenus)
- Taux de pauvreté
Ces données, issues de la Banque mondiale et du PNUD, offrent une solide base de comparaison. En termes de développement humain, la zone maghrébine dépasse la moyenne continentale, même si les écarts restent notables entre pays. Algérie, Tunisie et Maroc sont engagés dans un bras de fer économique, chacun tentant d’optimiser ses chiffres pour prétendre au titre de pays le plus riche du Maghreb en 2026. Le coefficient de Gini révèle le niveau d’égalité sociale, tandis que l’épargne nationale dessine la capacité d’investissement sur le long terme.
La diversité des trajectoires nationales frappe : portée par ses ressources naturelles, ses infrastructures et les efforts en éducation, l’Afrique du Nord domine systématiquement l’Afrique subsaharienne sur l’échelle de la prospérité selon HelloSafe. La richesse, aujourd’hui, ne se réduit plus à la seule progression du PIB ; elle résulte d’un savant dosage entre performance économique, cohésion sociale et perspectives de croissance.
Quel pays occupe la première place du classement des plus riches du Maghreb ?
Le verdict des analystes pour le classement des pays les plus riches du Maghreb en 2026 s’annonce sans grande surprise. Selon l’Indice de prospérité HelloSafe, l’Algérie décroche la première place, s’érigeant en locomotive régionale. Elle se positionne même sur le podium africain, juste après l’île Maurice et les Seychelles, avec un score de 40,36. La Tunisie et le Maroc suivent à bonne distance, avec des scores respectifs de 32,25 et 30,02.
Ce leadership algérien s’explique par plusieurs facteurs conjugués : un PIB solide, une épargne nationale brute supérieure à celle des voisins et une stabilité sociale relative des indicateurs. L’Algérie est le seul pays africain du classement à accéder à la catégorie de prospérité intermédiaire, alors que la plupart des économies du continent restent dans la zone basse ou moyenne. La Tunisie, forte de son tissu industriel, et le Maroc, qui mise sur l’intégration africaine, peinent à réduire l’écart.
Les différences de richesse au sein du Maghreb s’accentuent, alimentées par des disparités structurelles. La Libye, pourtant riche en ressources, reste freinée par une instabilité chronique qui plombe ses performances. Quant à l’Égypte, qu’on retrouve parfois dans les comparaisons, elle n’appartient pas au Maghreb et son score demeure bien inférieur à celui de l’Algérie.
Pour 2026, le trio de tête s’impose : Algérie, Tunisie, Maroc. Sauf cataclysme ou bouleversement imprévu, cette hiérarchie reflète fidèlement la réalité économique régionale, telle que l’établissent la Banque mondiale et le PNUD.
Facteurs clés et perspectives d’évolution pour la richesse maghrébine
Pour analyser la richesse au Maghreb, il faut élargir la focale au-delà du PIB. L’Indice de prospérité HelloSafe intègre justement des dimensions sociales et structurelles. Les leviers qui façonnent la dynamique régionale s’organisent autour de six axes majeurs :
- PIB par habitant
- Revenu national brut (RNB) par habitant
- Taux d’épargne nationale brute
- Indice de développement humain (IDH)
- Coefficient de Gini
- Taux de pauvreté
La réduction des inégalités et la progression du développement humain sont déterminantes pour renforcer la prospérité. L’écart du coefficient de Gini entre Maghreb et Afrique subsaharienne illustre une meilleure répartition de la richesse au nord. L’essor d’une classe moyenne et l’augmentation du taux d’épargne accentuent ce mouvement.
Le contexte mondial s’invite dans cette équation. Oxfam et le World Inequality Lab alertent sur la concentration de la richesse : la montée en puissance des billionnaires pèse sur la capacité des États à agir. Chaque année, le Forum économique mondial de Davos rassemble cette élite planétaire, symbole d’un fossé persistant. La pauvreté structurelle touche encore près de la moitié de la population mondiale, freinant l’essor de la région malgré ses ressources naturelles.
Enfin, l’état de droit joue un rôle décisif : la montée des inégalités peut miner les avancées démocratiques et ralentir la progression attendue. Seules la stabilité institutionnelle, la réduction des écarts sociaux et l’investissement productif permettront au Maghreb de transformer la richesse statistique en prospérité largement partagée. L’avenir reste ouvert : la dynamique régionale pourrait bien surprendre ceux qui croient l’histoire déjà écrite.
